Découvrir les huiles essentielles

  • 19 juin 2021

Vous en avez tous entendu parlez, très à la mode, elles sont décrites comme ayant de nombreuses propriétés thérapeutiques et n’ayant aucun danger ; elles sont utilisées pour traiter le stress, les infections, les problèmes cutanés, les allergies… Elles sont aussi utilisées de plus en plus comme produits pouvant dépolluer ou désinfecter l’air ambiant.

!!! Attention tout n’est pas vraie, elles peuvent être dangereuses certaines informations sont à prendre avec des pincettes !!!

Qu’est-ce que la phytothérapie ?
La phytothérapie est la médecine par les plantes. Elle se décline sous de très nombreuses formes (tisanes, extraits secs ou fluides, macérats, sirops, suspensions intégrales de plantes fraîches…). Les extraits de plantes sont solubles dans l’eau, dans l’alcool et éventuellement dans la glycérine.

Qu’est-ce que l’aromathérapie ?
L’aromathérapie est une branche de la phytothérapie, elle s’intéresse à la partie volatile, éthérée de la plante. L’aromathérapie est l’art de soigner par les huiles essentielles. C’est une « super-phyto-thérapie » qui existe depuis des milliers d’années. À condition de choisir l’huile essentielle adéquate et de l’employer à bon escient (dosage, posologie…).

Et une huile essentielle ?
L’huile essentielle est l’essence de la plante, sa fraction odorante volatile, un véritable concentré (par exemple, 10 goutes d’huile essentielle d’origan sont extraites de 300g d’origan). Pouvant être extraite de différentes parties d’un végétal : les feuilles (ex : niaouli), les fleurs (ex : lavande officinale) et bien d’autres encore : les graines, les baies, les fruits, le bulbe, le bois … Vous avez forcément déjà été en contact avec certaines huiles essentielles. Par exemple, lorsque vous épluchez une orange ou une clémentine, ce qui sent fort et pique les yeux, c’est son essence (= de l’huile essentielle) !

Pourquoi y a-t-il des huiles essentielles dans les plantes ?
Étant donné qu’elles ne peuvent se déplacer pour se mettre à l’abri, il leur fallait inventer un système de protection extrêmement efficace, antibiotique, antisolaire, etc. Ce sont elles, finalement, qui ont imaginé l’aromathérapie ! Les essences leur servent à séduire les insectes pollinisateurs, à se protéger des brûlures solaires, des prédateurs et des maladies, et enfin à guérir (blessures, attaques diverses … Les plantes survivent grâce, entre autres, à leurs essences.

Ainsi pour garantir cette protection, chacune des huiles essentielles, comprend plus de 200 substances actives différentes : des alcools, des éthers, des terpènes, des acétates, des cétones, des phénols… C’est cet ensemble de principes actifs, qui lui octroie de multiples propriétés, multiples champs d’action et sa haute tolérance par l’organisme.

À quoi ressemble-t-elle ?
Les huiles essentielles sont liquides. Elles sont huileuses mais, contrairement aux huiles végétales, elles ne sont pas grasses puisqu’elles s’évaporent. Si vous laissez un flacon ouvert, vous l’apprendrez vite à vos dépens ! Toutefois comme toutes huiles, elles sont non miscibles dans l’eau, mais se mélangent à l’alcool, à n’importe quel corps gras et à certains solvants, ce qui permettra de les préparer avec une huile végétale pour les massages, une base pour les bains, une pastille neutre pour les ingérer, …

Comment choisir son huile essentielle et ou la trouver ?
Une huile essentielle est un concentré de la plante et dépend de ce fait de son environnement, de sa provenance géographique, de son lieu de naissance, de l’exposition au soleil, du climat, de la composition du sol, de l’altitude, en fonction de cela une huile essentielle aura des propriétés totalement différentes. La lavande officinale, n’est pas la lavande aspic, ni le lavandin ! L’hélichryse des Balkans ne possède pas exactement les mêmes propriétés ni, surtout, la même efficacité que celle de Corse, car de la composition des sols dépend étroitement celle de l’huile essentielle ! L’eucalyptus radié est efficace contre les maladies respiratoires (bronchite, sinusite, …) alors que l’eucalyptus citrionné est anti-inflammatoire, antirhumatismale.

Savoir lire une étiquette est donc très important, il est indispensable d’y trouver les informations complètes avec le nom scientifique de l’huile essentielle. Avoir un emballage opaque, avec un contenant en verre coloré afin de la protéger de la lumière et entreposé à distance de toute source de chaleur.

Vous devez également rechercher une huile 100% pure, 100% naturelle et 100% totale, c’est-à-dire qu’un flacon d’huile essentielle ne doit contenir que les composants aromatiques de la plante, et rien d’autre (pas de résidus de pesticides, pas de dilution avec une huile synthétique, ni naturelle).

Même si vous privilégiez les pharmacies et les boutiques de produits naturels, où l’on ne trouve théoriquement que des huiles essentielles « pures », cela ne signifie malheureusement pas que toutes soient de qualité égale !

On trouve sur le marché de plus en plus d’huiles essentielles bio, et c’est tant mieux. Obtenues dans le respect du végétal et de l’environnement, on ne peut que saluer l’initiative des marques qui proposent des gammes de ce type. Cependant, ce sont les tests de laboratoire qui « parlent », et c’est le résultat final qui compte. Or une huile essentielle dite « 100 % naturelle » possède une qualité optimale, qu’elle soit bio ou non : lors des tests, elle a prouvé que ses composants sont 100% naturels, et que l’on n’a pas retrouvé trace d’autre chose (résidus de pesticides ou autres). À vous de choisir, c’est de toute façon la qualité du produit fini qui prime, pas seulement la méthode de culture pour l’obtenir.

Quelques mots À propos du prix … 
Généralement vous trouverez vos huiles essentielles conditionnées en petits flacons, dont le prix peut vous sembler assez élevé. Cependant les huiles essentielles sont si puissantes que vous n’employez que quelques gouttes à chaque fois. Votre flacon durera donc très longtemps, à condition de la conserver à température contrôlée et dans l’obscurité.

Il faut comprendre qu’il s’agit d’un produit naturel, extraordinairement efficace mais dont la qualité a un coût. Une huile essentielle trop bon marché ne possèdera jamais les propriétés de sa soeur d’excellente qualité.

Quelles sont les propriétés majeurs des huiles essentielles ?
Elles sont extrêmement anti-infectieuses, antiseptiques (puisqu’elles ne détruisent pas notre flore bénéfique) et antivirales. Ce sont les seules alternatives aux antibiotiques, et elles ont largement fait preuve de leur efficacité dans ce domaine, notamment contre les infections respiratoires et leur préservation des microbiotes. Mais leurs aptitudes les rendent également antalgiques (antidouleurs), cicatrisantes, antihémorragiques, digestives, elles régulent l’immunité, les allergies, les hormones, elles déstockent les graisses infiltrées ou renforcent les vaisseaux sanguins. Elles sont également de plus en plus utilisées comme produits pour dépolluer ou désinfecter l’air ambiant… À chaque huile essentielle son rôle et, pour la plupart, ses multiples activités !

L’utilisation et la prescription des huiles essentielles, ainsi que des plantes en générales, dans l’objectif de prévenir et traiter toutes pathologies, sera la spécialité de votre médecin naturopathe et/ou homéopathe.

Dans le cadre de mon activité, je vous parlerai surtout du pouvoir anti-inflammatoire (de la gaulthérie), calmant (de la marjolaine des jardins), décontractant musculaire (de la lavande officinale), drainant (du lentisque pistachier), ou encore de leur efficacité sur le tonus psychique, la fatigue des révisions (de la menthe poivrée), …

Attention il y a également des précautions d’usage et des contre-indications !
En dehors des allergies toujours possibles, la majorité des huiles essentielles peuvent être utilisées en respectant quelques précautions.

  • Ne laissez jamais vos huiles essentielles à la portée d’un enfant.
  • Ne laissez jamais vos huiles essentielles à la portée de vos animaux, surtout des chats qui y sont très sensibles. 
  • Soyez prudent lorsque vous traitez un jeune enfant (surtout un bébé) ou une femme enceinte. Un adulte peut évidemment utiliser une essence conseillée aux enfants, mais l’inverse est rarement vrai. Sans conseil d’un médecin naturopathe, n’administrez pas une huile essentielle à un enfant ou une femme enceinte, même en divisant les doses par deux !
  • Les femmes enceintes : elles doivent n’utiliser que certaines huiles essentielles et en usage externe de préférence, sur conseil d’un médecin naturopathe.
  • Les mamans qui allaitent : prudence ! Les huiles essentielles passent dans le lait maternel. Celles qui sont autorisées se comptent sur les doigts de la main.
  • Les enfants : quelques huiles essentielles risquent de provoquer des troubles nerveux. Elles sont donc contre-indiquées en dessous de l’âge de 6 ans, seuil au-delà duquel elles ne présentent plus aucun risque. Consultez systématiquement un professionnel.
  • Les patients sous traitement : par exemple, l’huile essentielle d’ail stimule la thyroïde (donc contre-indiquée aux hyperthyroïdiens). Par ailleurs, les huiles essentielles peuvent éventuellement interagir avec un médicament, que ce dernier soit sur prescription ou non. Mieux vaut poser la question à un spécialiste en aromathérapie si vous avez un doute. Et espacer la prise d’huile essentielle de celle d’homéopathie, de plantes ou de tout autre traitement.
  • Les personnes épileptiques : elles doivent éviter les huiles essentielles de fenouil, hysope, romarins (à camphre ou à verbénone) et de sauge.

Et pour tout le monde :

  • N’interrompez jamais un traitement médical de votre propre chef, consultez un médecin et demandez lui son avis. Vous souhaitez éviter les produits chimiques, consultez un médecin naturopathe.
  • Si vous suivez un traitement homéopathique, prenez vos granules bien avant les huiles essentielles. Dans votre trousse de toilette ou votre salle de bain, essayez même de séparer vos tubes d’homéo de vos flacons d’huiles essentielles. Ces dernières, surtout l’eucalyptus et la menthe, peuvent complètement annuler l’efficacité des granules.
  • Respectez strictement le mode d’utilisation et les posologies conseillées. Ne multipliez pas les prises ni les dosages de votre propre chef. 1 goutte, c’est 1 goutte, ce n’est pas 2 gouttes et 3 fois par jour, ce n’est pas 5 fois par jour.
  • Il ne faut jamais, jamais utiliser d’huile essentielle en intraveineuse, en intramusculaire ni dans les yeux.
  • Sauf précisé par un professionnel, une huile essentielle ne s’utilise jamais pure, on va la diluer avec une huile végétale, une base pour bain, …
  • Ne pas utiliser de façon prolongée, même à faible dose. Si votre traitement aux huiles essentielles court sur le long terme, c’est-à-dire sur plusieurs semaines, voire mois, prévoyez toujours des « fenêtres thérapeutiques » (des moments où on ne se traite pas) : en général, c’est 3 semaines « oui », 1 semaine « non », etc.
  • N’utilisez jamais une huile essentielle « au hasard », au petit bonheur la chance, surtout si vous ne trouvez aucune (ou peu de) documentation à son sujet. Ne vous fiez pas aux premières informations venues sur Internet. La lavande officinale, ce n’est pas de la lavande aspic !
  • Une huile essentielle peut être conservée dans un lieu sec, frais, à l’abri de la lumière et 100% pure, pendant plusieurs années. En revanche, les huiles végétales peuvent rancir plus facilement, une préparation sera donc à faire au dernier moment en faible quantité, pour quelques jours.
  • L’huile essentielle est un produit fortement concentré, qui agit extrêmement rapidement, à très faible dose avec un large spectre. Si vous n’obtenez pas de résultats probants dans le temps indiqué, ne vous obstinez pas. Sans doute n’avez-vous pas posé le bon diagnostic, et ne prenez-vous pas la bonne huile essentielle. Consultez.

Que faire en cas « d’accident » avec les huiles essentielles ?

Si vous avez appliqué trop d’huile essentielle (un flacon entier par exemple) sur la peau ou sur les muqueuses, éliminez le plus vite possible le « surplus » avec un textile, un coton, puis appliquez une grande quantité d’huile végétale afin de protéger la peau.

Si vous avez avalé trop d’huile essentielle (un flacon entier par exemple), appelez immédiatement le centre antipoison de votre région, ou le Samu (15 ou 112).

Si quelques gouttes d’huiles essentielles sont tombées dans votre oeil, par exemple si vous avez confondu un flacon avec un autre, lavez le plus vite possible le « surplus » avec beaucoup d’eau fraîche. Si vous avez encore mal, instillez (faire tomber goutte à goutte) avec précaution un peu d’huile végétale (si possible d’amande douce) dans l’oeil afin de diluer le tout.

Bibliographie :

Ma bible des Huiles Essentielles
Danièle Festy
Edition Leduc

www.danielefesty.com

Vadim Ostéo

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